Chaque pays a sa langue et sa culture propre. Et la culture dont nous parlons ici, ce sont non seulement tous les signes extérieurs comme les heures et le contenu des repas, mais aussi nos façons d’agir, de penser, de ressentir, nos valeurs, etc...
"La notion de culture doit être entendue ici dans son sens anthropologique. Elle désigne les modes de vie d’un groupe social : ses façons de sentir, d’agir ou de penser ; son rapport à la nature, à l’homme, à la technique et à la création artistique. La culture recouvre aussi bien les conduites effectives que les représentations sociales et les modèles qui les orientent (systèmes de valeurs, idéologies, normes sociales, etc.). "
(Ladmiral et Lipiansky – la communication interculturelle – 1989)
Et même dans « la vieille Europe », les différences sont grandes ! Il convient donc de ne pas les sous estimer dans toutes les relations internationales. Or, la plupart du temps, nous n’avons pas conscience d’avoir telle ou telle culture.
"Je comprends ce que veut dire le mot culture pour un pays : je véhicule la notion de citoyen sans même m'en rendre compte comme tous les membres Français du groupe."
(Florence, participante d’un séminaire interculturel)
En effet, notre imprégnation culturelle est en grande partie inconsciente.
"Quand j'y repense, je suis saisi par la capacité que nous avons à nous imprégner d'évidences, qui ne sont évidences que parce qu'elles sont le fruit de notre propre conception du monde. Mais comment pensez "des" mondes lorsqu'on n'a pas conscience d'être prisonnier d'un monde ? "
(Eric Julien Le chemin des neuf mondes)
Chaque culture génère sa façon de faire et de ressentir qui est toujours d’abord perçue comme étant la seule juste… D’où les problèmes…
"Je crois que nous sommes en réalité comme des poissons qui sont dans des récipients différents. Nous nous voyons puisque les récipients sont en verre comme vous le savez.
Mais l’eau dans laquelle nous baignons est faite de façon très différente. Et nous ne le remarquons pas parce que l’eau aussi est transparente. Mais en réalité, quand nous parlons, nous n’avons pas les mêmes conditions de départ. "
Brigitte Sauzay, interprète et conseillère de François Mitterrand
Il est donc important de conscientiser son propre référentiel culturel et de comprendre celui de l’autre.
Il est tout aussi important de comprendre que la culture dans laquelle chacun de nous est enculturé lui met sur le nez un certain type de lunettes qui biaisent son regard.

Les Allemands trouvent bizarre que les Français se demandent toujours d’abord « ça va ? ».
En effet, les Allemands qui téléphonent dans un cadre professionnel trouveront que ce n’est ni le lieu, ni le moment de poser cette question. Et l’Allemand avec ses lunettes d’Allemand trouvera que c’est une perte de temps tout à fait inutile.
Le Français de son côté, avec ses lunettes de Français, trouvera l’Allemand peu sympathique de ne pas poser cette question.
Mais le même Français trouvera incroyablement longs les « préliminaires » avec l’Arabe à qui il téléphone pour un projet professionnel ! « L’eau » dans laquelle nous baignons inconsciemment nous conditionne.

Les points interculturels essentiels qui conditionnent toute la vie aussi bien professionnelle que privée sont :
Il est préférable de découvrir dans une formation ou des séances de coaching ces différents aspects des cultures pour s’en enrichir.
"La formation apporte beaucoup du côté des différences sur des mots qui semblent identiques et qui sont pourtant si opposés, par exemple le mot nation"
(Michael, participant d’un séminaire interculturel)
Et donc simplifier et fluidifier la coopération internationale